Quelques conseils pour la cueillette des plantes sauvages comestibles
- Danielle Leger
- 28 mai 2020
- 4 min de lecture

Ça y est! Vous avez vu ma belle salade et ça vous donne le goût de vous lancer dans l'aventure vous aussi! Vous avez le goût de faire comme nos ancêtres et les amérindiens, de marcher en forêt, de découvrir ses trésors cachés, de les cueillir avec respect et de les cuisiner? Je vous donne ici quelques recommandations à suivre pour vos premières cueillette. Sachez qu'il est tout à fait possible de commencer de façon autodidacte, et que la prudence et l'abstinence de cueillette reste la règle à suivre en cas de doute!
1) Avoir des références fiables
Je vous suggère de vous procurer des bons manuels des plantes sauvages du Québec. Plusieurs bons ouvrages existent - je ne vous en présente ici qu'une liste partielle:
Date de parution : Mai 1990 Éditeur: FLEURBEC
Date de parution : Juin 2014 Éditeur: ABC DE L'EDITION
Date de parution : Mai 1990 Éditeur: FLEURBEC
Date de parution : Avril 2007 Éditeur: DE L'HOMME
Forêt : identifier, cueillir, cuisiner
Par Ariane Paré-Le Gal Éditeur CARDINAL Paru le 13 mai 2019
Il vous faut un livre québécois, qui vous donne une information riche et assez détaillée : botanique, toxicité, utilisation des plantes. Également il vous faut des illustrations en photos ou en dessins claires qui décrivent bien la plante et vous aident concrètement à la reconnaître sans y aller trop dans le détail non plus! Certains guides nous aide à savoir également dans quel type de milieu pousse les plantes ce qui peut nous aider dans nos recherches. Enfin, certains présentent aussi les plantes "toxiques" avec lesquelles nous pouvons la confondre, ce qui s'avère être un élément crucial.
2) Avoir sur son téléphone une application pour nous aider
Je ne me verrais pas en forêt partir avec tous mes ouvrages dans mon sac à dos. Je n'aurais plus de place pour mes cueillettes!!! Pour ma part, je n'apporte qu'un ouvrage qui se glisse bien et qui vient compléter l'application que j'utilise. Je vous suggère de télécharger l'application PlantNet qui est tout à fait gratuite. il y en a d'autres aussi dans la section "botanique" qui existent. Mais sachez que peut importe l'appli, je reste toujours bien prudente!
l'application peut confondre certaines plantes
en cas de doute ouvrez votre livre de référence
ne cueillir que si la plante trouvée correspond totalement à la description, sinon passez votre tour!
@PlantNet est une application développée par le Centre de recherche agronomique français (CIRAD). Elle est issue d’un projet scientifique à la base, et a été portée en application mobile par la suite.
Elle est très simple: on prend une photo de la plante, l'application l'envoie au serveur et via des algorithmes poussés elle analyse l'image, et elle nous renvoie une liste de plantes potentielles. Dans mes expériences, la plante est souvent celle identifiée dans les premiers choix, mais je ne me fis pas seulement sur cette appli! Je vais ensuite valider dans mon livre l'information. Je vous suggère aussi de prendre plusieurs photos des feuilles, branches, fleurs dans l'application et de les envoyer afin d'améliorer vos chances de correspondance dans la base de données.
3) Observer, analyser et ensuite cueillir

Le risque principal est de se tromper. Il faut être très vigilent les premières fois. Utilisez vos sens (toucher, sentir, observer... sauf le goût bien entendu!). Mais en cas de doute... on ne cueille pas! Une confusion entre certaines plantes peut s'avérer fatale! Il importe donc d'avoir un guide qui vous présente bien ces risques et dangers avec vous lors de vos balades. Si par contre la plante trouvée correspond parfaitement à la description et que l’ouvrage ne mentionne pas de confusion possible, il vous est alors possible de la cueillir.
Également faites attention au risques liés aux plantes sauvages soit dans la quantité consommée (certaines contiennent des toxines, qui si consommées à trop grande fréquence ou si elles ne sont pas cuites peuvent créer des problèmes de santé) ou encore par les animaux ou insectes de la forêt. Le risque tombe lorsqu'on les fait cuire selon les directives (ex: têtes de violons) mais pour les plantes mises en salade (cresson de fontaine, pissenlit...) soyez toujours prudent. Toujours cueillir des plantes qui ne sont pas abîmées, cassées, tachées, grignotées par les insectes... Egalement, choisir un lieu de cueillette loin de la route, de la poussière dans un milieu bien végétatif. Et enfin, il se peut qu'on ne trouve pas ce que l'on désire à la première sortie, soyez patients et retournez souvent dans les champs et en forêt. La plante évolue au fil des semaines et peut-être va-t'elle vous apparaître soudainement au moment ou vous vous en attendiez le moins.
4) Respecter la nature et ce qu'elle nous offre
Quand on part en forêt, c'est pour connecter avec cette dernière. Pour moi, c'est mon moment zen, mon moment de grandes respirations profondes qui me font sentir des effluves douces et fraîches de fleurs, de verdure, de champignons... J'oublie tout et je me laisse guider par le moment, par le chant des oiseaux, les bruits de la faune... Cette ouverture d'esprit et cette grande paix intérieure me permet souvent de faire de belles découvertes. Et je reste toujours respectueuse de la nature. Je ne prend que ce dont je vais me servir en connaissant l'impact de ma cueillette sur la plante ou l'arbre : une tête de violon par plant, les jeunes pointes de conifères prélevées sur les blanches extérieures et non celles centrales... Apprenez à connaître l'impact de votre collecte, c'est important pour les générations futures et les autres cueilleurs.
En guise de conclusion, entourez-vous de gens passionnés, de connaisseurs, c'est peut être la meilleure façon d'apprendre.
Bonne cueillette!
Tous droits réservés, La Bette Carotte, 28 mai 2020



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