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Les jardins de mon enfance...

  • Photo du rédacteur: Danielle Leger
    Danielle Leger
  • 29 avr. 2020
  • 3 min de lecture

Mon jardin adapté à mon terrain

Si je suis horticultrice amateure aujourd’hui, c’est un peu grâce à ma tante Julienne qui cultivait son jardin dans le Bas-du-Fleuve et aussi, grâce à ma mère. C’est pendant mon enfance que j’ai pu m'imprégner des joies du potager. Sans m’en rendre compte, j’ai observé et j'ai gravé dans mon esprit le fait d'avoir un jardin comme quelque chose de normal, et qui se doit d'être intégrer dans ma vie une fois devenue adulte.

J'adorais le matin sentir les tomates rouges que ma mère faisait pousser le long de la clôture dans la cours. J'aimais aussi nos visites à la maison de mes grands-parents dans le Bas-du-Fleuve. Je me promenais dans le jardin, et je cueillais des cosses de pois que je craquais et que je dévorais crus... Que c'est bon des petits pois frais, croquants et sucrés! Ces odeurs, ces goûts, ces couleurs m'ont marquées à jamais et font maintenant partie de mon trousseau de jardinage.


Les jardins à l'époque étaient très linéaires. De longs rangs plantés de carottes, patates,

tomates, oignons... Mais ce dont je me souviens aussi, c'est que les engrais chimiques ne faisaient aucunement parti du quotidien de ma famille. Seul le fumier contribuait à la croissance des légumes. Malgré le fait que de nouvelles tendances en permaculture sont de plus en plus populaires aujourd'hui et qu'on ne laboure plus le sol comme autrefois, la culture biologique est la seule qui m'ai toujours parue logique.


Peut-être qu'avec les lectures que j,ai cumulées et les connaissances que j'ai d'accumulées aujourd'hui, on me dirait "pourquoi tu mélanges ces légumes, herbes et fleurs ensemble?" M'semble entendre ma mère dire "on a toujours fait ça de même et ça l'a toujours bien fonctionné"... Je lui dirais à feu-maman que "j'ai analysé mes besoins, ce que je désirais, et que pour optimiser mes résultats, cultiver mon jardin comme je le fais présentement est la meilleure façon pour moi!"


Et oui, il faut comprendre qu'il n'y a pas une seule bonne façon de concevoir un jardin. Comme pour beaucoup de jardiniers qui cultivent leur potager, ma motivation fut longtemps un loisir d'été pour mettre des produits frais et bio dans l'assiette de ma famille. Mais aujourd'hui, je m'aperçois que tout comme moi, plusieurs veulent produire suffisamment de denrées pour les nourrir les 12 mois de l'année! Rendu à cette étape, nous ne voulons plus d'échec au jardin. Il faut que tout pousse, tout réussisse, il faut avoir adapté nos méthodes, nos façons de faire afin d'optimiser et maximiser nos cultures et nos gestes posés, et ce selon notre environnement.


Or, si c'est votre première année au jardin, apprenez à analyser votre terrain et vos lieux. Apprenez à être "débutant" et restez critique face à tout ce que vous lirez et entendrez. Ne prenez pas tout ce qu'on vous dit comme étant l'ultime vérité. Faites vos propres expériences et rédiger dans un calepin de notes ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Profitez de cette chance de tester et d'essayer des choses! Chaque jardin est différent et vous pourrez ainsi vous améliorer d'année en année...


Expérimentez la culture en pot, en terre, dans des bacs surélevés, dans des carrés de jardin, faites une zone en permaculture si vous le pouvez... Regardez ce que votre terrain et votre environnement vous permettent de faire. Et le plus important, ayez du plaisir et soyez fier de vos réussites!


Bon jardinage!


Tous droits réservés - La Bette Carotte - 29 avril 2020





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